Le virus Conficker expliqué par G DATA
dimanche 29 mars 2009 à 14:20. (il y a 4 mois) « précédent | Fin de Liste »
Conficker est le ver le plus prospère des 12 derniers mois.
Exploitant une faille de sécurité de Windows, il se propage à grande
vitesse. La menace est bien réelle puisque Microsoft a ré
cemment fait
une offre de 250 000 dollars pour celui qui permettra l’identification
du créateur de Conficker. Les experts des laboratoires de sécurité de G
DATA en disent plus sur ce virus.
Le ver
Conficker, également connu sous les noms de Downadup,
Downad et Kido, utilise une faille de sécurité dans le service RPC
(appel à procédure distante) de Windows, qui a pourtant été corrigée en
octobre dernier par Microsoft. Environ 3000 ordinateurs du gouvernement
carinthien, de nombreux hôpitaux en Autriche et en Angleterre, ainsi
qu’une partie de la marine nationale française ont déjà été infectés.
Le mode opératoire
Dans
un premier temps, Conficker envoie une requête à un ordinateur. Si
celui-ci est vulnérable, un code malveillant lui est envoyé. Un serveur
http est ensuite installé et le PC ainsi infecté envoie des requêtes à
d’autres ordinateurs. Après une infection réussie, l’ordinateur est
intégré au sein d’un botnet. Pour que le contact avec les serveurs de
botnet ne soit pas perdu, Conficker génère 250 nouveaux noms de
domaines par jour en utilisant la date. Conficker se propage également
dans les réseaux locaux en devinant les mots de passe faibles et
utilise le mécanisme de démarrage automatique des périphériques
portables tels que les disques durs, les clés USB ou les appareils
photos.
Les chiffres
" Les estimations s’étendent de
quelques centaines de milliers à plus de 10 millions de machines
infectées. Il est difficile de faire une estimation précise : de
nombreux ordinateurs infectés sont connectés à plusieurs serveurs de
contrôle et peuvent donc être comptabilisé plusieurs fois ; d’un autre
coté, des centaines d’ordinateurs infectés dans le réseau d’une
entreprise peuvent apparaître comme un seul PC infecté. Cependant, même
avec des estimations basses, le résultat fait de Conficker l’un des
botnets les plus importants en terme de capacité ", explique Ralf
Benzmüller, directeur des laboratoires de sécurité G DATA.
A venir…
La
vague actuelle d’infection signifie que les auteurs de Conficker posent
les bases d’une nouvelle génération de botnets. Actuellement, les
machines infectées sont apparemment prêtes à l’emploi. Il est donc
possible que les cybercriminels lancent bientôt une attaque et
déclenchent le botnet.
Comment se protéger ?
1/ Mettre
régulièrement à jour Windows : l’exemple de Conficker démontre
l’importance d’utiliser les patchs mis à disposition des utilisateurs.
2/ Choisir des mots de passe complexes, association de lettres, chiffres et caractères spéciaux.
3/ Désactiver le lancement automatique des périphériques portables.
4/ S’équiper d’une suite de sécurité Internet complète et la mettre à jour régulièrement.
Si
un ordinateur est déjà infecté, Conficker tentera, par exemple,
d’empêcher l’accès à certains services de sécurité (tels que Windows
Security Center et Window AutoUpdate) et sites Internet (dont ceux des
principaux fournisseurs de logiciels de sécurité et des portails
d’informations sur les logiciels malveillants).
